Le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) est un trouble que l’on observe fréquemment chez les enfants, et qui se caractérise par un schéma comportemental défiant et persistant. Ce trouble rassemble différents comportements négatifs, désobéissants et provocateurs qui sont généralement dirigés vers les figures d’autorité. Ainsi, les enfants atteints de TOP sont désobéissants, difficiles, irritables et rebelles. Il existe cependant différentes solutions qui peuvent atténuer ou supprimer les symptômes du TOP.
Symptomatologie et causes du TOP
Les enfants présentant un TOP ont généralement tendance à adopter certains comportements. Ils se disputent avec les adultes ou les figures d’autorité et n’hésitent pas à les défier. Ils peuvent perdre facilement leur sang-froid et refuser de suivre des règles. Enfin, ils peuvent être vindicatifs, méchants et irritables, et embêter d’autres personnes délibérément.
Il existe différents facteurs de risque pouvant engendrer un TOP : des difficultés d’intégration sociale, des antécédents familiaux de troubles psychiatriques ou de comportement oppositionnel, des difficultés à réguler les émotions, des problèmes de communication entre les membres de la famille, des incohérences en matière de limites et de règles, un environnement familial stressant et conflictuel, ou encore des troubles respiratoires du sommeil.
Atténuer les symptômes d’un TOP
La plupart des cas de TOP s’améliorent avec le temps. Toutefois, pour en atténuer les symptômes, il existe plusieurs solutions. Par exemple, une thérapie de modification comportementale, une thérapie de groupe ou l’apprentissage des techniques de gestion du comportement. De plus, les autres problèmes pouvant engendrer ou renforcer ces symptômes, à l’image d’un dysfonctionnement familial, doivent si possible être pris en charge. En cas de trouble anxieux ou dépressif, un traitement médicamenteux peut représenter une solution efficace.
Le neurofeedback EEGq : une piste à l’étude
Le neurofeedback est une technique proposée pour aider l’enfant à réguler son attention et ses émotions. Les études, menées surtout dans le trouble déficitaire de l’attention, donnent des résultats contrastés, et la Haute Autorité de santé ne le recommande pas : il peut compléter, mais pas remplacer, la prise en charge éducative et psychologique.
Cette technique fonctionne grâce à des capteurs placés sur le crâne de l’enfant pour mesurer ses ondes cérébrales. L’enfant regarde un écran sur lequel s’affichent des vidéos et il écoute de la musique pendant que les capteurs surveillent les ondes émises par son cerveau. Lorsque celui-ci est concentré et calme, la vidéo ou la musique se déroulent bien, ce qui représente pour lui une récompense. Si ses ondes cérébrales s’écartent de cette zone de régulation, la musique peut s’arrêter ou la vidéo peut ralentir pour attirer son attention.
L’objectif est que l’enfant prenne conscience de son état mental et apprenne, au fil des séances, à mieux réguler sa concentration, son attention et son anxiété. Son intérêt dans le trouble oppositionnel avec provocation reste à démontrer.

