Cette substance a été une première fois découverte dans la graisse animale par R.A. Morton, un chercheur de Liverpool, en 1955 ; il l’appelle alors « ubiquinone », de la même étymologie que le mot « ubiquité », qui veut dire « omniprésence », en raison de sa présence dans tout l’organisme. Deux ans plus tard, un autre chercheur du Wisconsin l’isole dans les mitochondries du cœur de bœuf, et la baptise coenzyme Q10.
On la trouve naturellement dans le corps ; l’organisme est en effet capable de la synthétiser à partir de tyrosine, d’acétylcoenzyme A, des vitamines du groupe B ainsi que de divers oligoéléments et minéraux. Mais quand le métabolisme commence à décliner, aux environs de 25 ans, sa fabrication baisse ; elle n’est ainsi plus que de 60 % de sa valeur première à l’âge de 80 ans.
Ce que l’on sait de la coenzyme Q10
La coenzyme Q10 est un antioxydant qui intervient dans la production d’énergie des cellules : elle entre dans la composition des membranes des mitochondries, les « centrales énergétiques » des cellules. Elle intéresse donc les sportifs, mais les études sur les performances donnent des résultats contradictoires, et l’Autorité européenne de sécurité des aliments n’a validé aucune allégation de santé pour la coenzyme Q10.
Elle est étudiée chez les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, avec des résultats encourageants mais encore insuffisants pour la recommander ; elle ne remplace pas leur traitement, et toute supplémentation se discute avec le cardiologue.
Ses effets sur l’hypertension artérielle sont également étudiés, sans preuve suffisante à ce jour. Elle peut par ailleurs diminuer l’effet des anticoagulants de type antivitamine K.
Comment prendre la Coenzyme Q10 ?
Cette substance est en partie apportée par l’alimentation, en particulier la viande (notamment le cœur de bœuf ou de poulet), le poisson (surtout la sardine), les huiles de soja et de colza, les noix, les amandes, les oranges, les épinards ou les choux-fleurs. L’organisme peut aussi la synthétiser. Avec l’âge, les taux sanguins de coenzyme Q10 diminuent naturellement ; l’intérêt d’une supplémentation chez une personne en bonne santé n’est pas démontré.
Il est recommandé de prendre les gélules au milieu d’un repas gras, pour favoriser l’absorption par l’organisme de la Coenzyme Q10. Pour la posologie, elle dépend de chaque personne et des raisons de sa prise ; il est donc préférable de demander l’avis d’un spécialiste.

