Une grande partie des Français souffrent de maladies des gencives, dites parodontales, qui relèvent du dentiste et, pour les formes avancées, du parodontiste. Voici les cas où il est utile de consulter.
La gingivite : un mal a priori anodin qui ne l’est pas en réalité
La gingivite qui est l’inflammation des gencives démarre de tartres et peut finir par une intervention chirurgicale. Le processus est tout simple. Lorsqu’on rechigne à se brosser les dents, c’est-à-dire après chaque repas, une plaque commence à investir la dentition. Elle s’accumule et durcit et devient donc plus difficile à enlever. Le tartre sur l’émail attire bon nombre de bactéries et de microbes. Leur trop grande affluence sur cette partie des dents est à l’origine de la gingivite.
Et si le mal n’est pas traité à temps, il peut aussi engendrer de nombreuses autres infections et maladies ailleurs dans l’organisme. Sans parler des caries susceptibles d’occasionner de violentes rages de dents. Dans les cas les plus graves, lorsque les soins tardent à arriver, la gingivite se transforme en parodontite et peut gagner les tissus osseux.
Les symptômes et les soins à prodiguer
On ne devrait pas attendre que la maladie atteigne l’os pour la traiter : des signes permettent d’agir tôt, et d’éviter des soins plus lourds et plus coûteux. Les gencives sont rouges, douloureuses et saignent facilement, parfois au simple brossage.
Les dents ont tendance à bouger, voire à se déplacer de plusieurs millimètres. Selon la gravité, le traitement va du détartrage-surfaçage à la chirurgie, parfois avec une greffe de gencive ou d’os pour reconstruire les tissus détruits. Ces interventions sont aujourd’hui bien maîtrisées.

