Les régimes alimentaires restrictifs et les mono-diètes étant de plus en plus décriés, de nombreuses personnes souhaitant perdre du poids se tournent vers des solutions plus naturelles et moins frustrantes. On prête à certains aliments un effet « brûle-graisse » : aucun aliment ne fait fondre les graisses à lui seul, mais certains trouvent naturellement leur place dans une alimentation équilibrée. Nous décryptons cette tendance.
Comment les choisir ?
Si vous souhaitez perdre du poids, il n’existe pas de moyen de cibler la graisse du ventre ou des cuisses par l’alimentation. Parmi les aliments bio souvent présentés comme « brûle-graisse », on distingue trois catégories :
- Les aliments peu caloriques : riches en eau, ils permettent de manger à sa faim pour peu de calories. Dans cette catégorie, on retrouve notamment le céleri, le poivron, mais aussi le chou.
- Les aliments à molécules actives : certains contiennent des composés étudiés pour leur effet sur le métabolisme, comme les catéchines du thé vert ; aucun n’agit de manière localisée, sur les abdominaux ou ailleurs.
- Les aliments riches en fibres : ils apportent du volume pour peu de calories, ce qui aide à réduire plus facilement son apport calorique journalier. On retrouve dans cette catégorie la pomme.
Quels aliments intégrer à son régime ?
Ces aliments ne se substituent en aucun cas à un régime alimentaire équilibré ni à une pratique sportive régulière ; voici ceux que l’on cite le plus souvent, et ce que l’on en sait.
Le citron
Le citron est souvent cité parmi les aliments « brûle-graisse ». Ses propriétés « détoxifiantes » ne sont pas démontrées : il apporte surtout de la vitamine C, pour peu de calories. Beaucoup le boivent pressé dans de l’eau, le matin. Attention à ne pas en abuser, car le citron est très acide.
Les baies de goji
Dans une boisson chaude ou un yaourt, les baies de goji apportent des fibres, de la vitamine C et des antioxydants. Aucun effet sur la combustion des graisses n’est démontré, et elles peuvent interagir avec certains anticoagulants.
Le thé vert
Le thé vert est riche en catéchines et en caféine, étudiées pour leur effet sur la dépense énergétique (thermogenèse). Cet effet reste modeste, aucune allégation minceur n’est autorisée pour le thé vert, et ses extraits concentrés, à forte dose, peuvent être toxiques pour le foie.
Bu sans sucre, le thé vert est une boisson peu calorique. On évite cependant de s’en préparer une tasse après 16 heures, pour éviter les troubles du sommeil.
Le son d’avoine
Si vous avez généralement faim entre le petit-déjeuner et le déjeuner, le son d’avoine peut changer la donne : riche en fibres, notamment en bêta-glucanes, il apporte du volume au repas, et les bêta-glucanes d’avoine contribuent au maintien d’une cholestérolémie normale, à raison de 3 g par jour. On le mélange avec du lait chaud ou un yaourt.
L’ananas
L’ananas est souvent présenté comme un aliment « brûle-graisse ». Il contient de la bromélaïne, une enzyme surtout présente dans la tige, à laquelle on prête des vertus digestives ; aucun effet sur les cellules graisseuses ou sur la cellulite n’est démontré. Frais et peu calorique, il reste un dessert de choix.
La cannelle
La cannelle ne fait pas partie des épices les plus consommées par les Français. Elle est étudiée pour son effet sur la glycémie, sans effet démontré sur le poids. Attention à la cannelle de Chine (cassia), riche en coumarine, toxique pour le foie à forte dose : la cannelle de Ceylan est préférable en usage régulier. On l’utilise aussi bien dans un plat salé, pour une pointe d’exotisme, que dans un dessert.
Le Piment de Cayenne
Finissons avec le piment de Cayenne. Riche en capsaïcine, il a un effet thermogénique : il augmente légèrement la dépense énergétique, de quelques dizaines de calories par jour au plus, ce qui reste négligeable pour la perte de poids.
S’il est facile d’en saupoudrer un peu dans vos plats salés, tout le monde n’aime pas forcément la cuisine épicée : à faible dose, il relève aussi un bouillon ou une sauce.

