Découverte en 1811 par le chimiste français Bernard Courtois, l’iode doit toutefois son appellation au physicien et chimiste français Gay Lussac.
Qu’est-ce que l’iode ?
Il s’agit d’un oligo-élément qui se trouve naturellement dans le corps humain en faibles quantités -15 à 20 mg). Il se trouve essentiellement dans les os et les reins mais également dans la glande de la thyroïde. Sachez que l’on absorbe en moyenne 0,05 et 0,1 mg d’iode quotidiennement.
Il est donc indispensable au bon fonctionnement des cellules et des hormones comme la thyroïde. En effet, son rôle principal est la régulation de cette hormone indispensable par exemple au bon développement cérébral chez l’enfant.
Il n’est alors pas étonnant de savoir que les besoins en iode sont supérieurs chez la femme enceinte, en particulier au cours des périodes d’allaitement (290 µg/jour).
Où trouve-t-on de l’iode ?
Les apports en iode sont parfois insuffisants, en particulier chez les femmes enceintes. C’est à partir de l’adolescence que les besoins deviennent plus importants (150 µg par jour). C’est dans l’alimentation que l’on trouve l’iode : si vous souhaitez en consommer davantage, les algues, le hareng fumé, les crevettes grises, le crabe ou encore les huîtres sont les aliments marins qui en contiennent le plus. D’autres aliments en contiennent également, en quantité plus faible : c’est le cas des œufs, du poisson d’eau douce, de la viande, des fèves de soja, du yaourt nature, du lait ou des légumes frais. Le sel iodé en est aussi une source courante.
En cas d’apport insuffisant, le médecin peut prescrire une supplémentation, notamment pendant la grossesse. Les comprimés d’iodure de potassium sont, eux, un médicament réservé à la protection de la thyroïde en cas d’accident nucléaire, sur instruction des autorités.
Toutefois, l’iode se perd suivant le mode de préparation de l’aliment. Ainsi, l’ébullition et la torréfaction font perdre en iode respectivement environ 40% et 10%. La friture peut quant à elle diminuer le pourcentage d’iode entre 10 et 27%. La vapeur, la cuisson au micro-ondes et la cuisson sous pression sont elles aussi synonymes de perte d’iode d’environ 20% soit 1/5ème des avantages de cet oligo-élément que nous allons voir ci-dessous.
Autre mise en garde : certains aliments « contrent » l’absorption de l’iode et peuvent en grande consommation générer des carences. Il s’agit par exemple des légumes crucifères (chou, brocolis, patates douces, navet, radis, feuilles de moutarde) ou encore les plante du manioc et du millet.
Quels sont les avantages de l’iode sur la santé ?
Cet oligo-élément du monde maritime joue un rôle dans beaucoup d’aspects de notre organisme. L’iode contribue à la production normale d’hormones thyroïdiennes et à une fonction thyroïdienne normale, à une fonction cognitive normale, à un métabolisme énergétique normal et au maintien d’une peau normale ; chez l’enfant, il contribue à une croissance normale.
A l’inverse, une forte carence en iode peut se traduire par des troubles mentaux ou encore des problèmes de maturation du fœtus chez les femmes enceintes. Les carences en iode ne sont hélas pas si rares. Aussi, certaines mesures ont été prises comme l’ajout d’iode dans le sel de consommation que nous utilisons tous les jours dans notre alimentation.
Enfin, une consommation excessive de produits iodés, au-delà de l’apport maximal tolérable fixé à 600 µg par jour chez l’adulte par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, peut provoquer des troubles thyroïdiens (hyperthyroïdie, inflammation de la thyroïde, goitre).

