Les produits biologiques ont le vent en poupe depuis plusieurs années, et le vin bio n’échappe pas à la tendance. Il est possible de trouver du vin bon et bio assez facilement, car de plus en plus de cavistes et de commerces en proposent. Mais qu’est-ce qui le distingue d’un vin conventionnel, et peut-on parler d’effets sur la santé ?
Quelle est la différence entre le vin classique et le vin bio ?
Le vin biologique est issu de raisins cultivés et vinifiés selon le cahier des charges européen de l’agriculture biologique : pas d’engrais ni de pesticides de synthèse au vignoble, et une liste restreinte d’additifs en cave. La vigne bio reste toutefois traitée, avec des produits d’origine naturelle comme le cuivre et le soufre.
Le vin bio est-il meilleur pour la santé ?
La viticulture biologique exclut les fongicides, pesticides et engrais chimiques de synthèse. Les vignerons protègent leurs vignes avec des produits d’origine naturelle, du compost, des purins de plantes ou de la roche broyée, et le vin bio contient moins de sulfites : 100 mg par litre au plus pour un rouge sec, contre 150 mg en conventionnel.
Quelques études ont relevé, dans des raisins bio, des teneurs en polyphénols un peu plus élevées ; les données sur les qualités nutritionnelles du vin bio restent rares, et rien ne permet d’en tirer un bénéfice pour la santé du consommateur.
Le resvératrol du vin est souvent mis en avant, mais les quantités présentes dans un verre sont très faibles. Surtout, l’alcool reste l’alcool, bio ou non : il est classé cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer, dès le premier verre. On ne peut donc pas dire que le vin bio soit bon pour la santé.
L’intérêt du vin bio est ailleurs : moins de sulfites ajoutés, et une viticulture plus respectueuse des sols, de l’eau et de la biodiversité. Comme tout vin, il se consomme avec modération : les repères de santé publique sont de ne pas dépasser 2 verres par jour et 10 par semaine, avec des jours sans consommation, et aucun alcool pendant la grossesse. Mieux vaut en parler à son médecin traitant ou à son pharmacien : l’alcool n’est pas toujours compatible avec un traitement ou une maladie du foie.

